Pierre GRISOT

Pierre GRISOT

« Du charme et de la couleur. Et tout cela avec une élégance piquante qui marque l’après-guerre 39-45 ainsi se percevait et se remarque toujours la peinture de Pierre GRISOT, cet excellent artiste d’une valeureuse école française, heureusement bien associé aux grands créateurs de la peinture du XXe siècle. Ce peintre incomparable de Paris et des Parisiennes est pourtant né à Besançon en 1911 d’un père naturellement horloger. Mais, tout jeune, à dix ans donc, il ne pouvait s’empêcher d’exposer à Montmartre avant que l’Ecole Supérieure des Beaux Arts ne l’accapare. Sa première grande exposition parisienne, c’est à la galerie Ror Volmar qu’il l’a fit en 1949 avant de séduire amateurs et galeristes tropéziens, cannois, niçois et de débarquer aux cimaises les plus prestigieuses de Londres, Tokyo ou Venise, ou de musées du Moyen et Proche-Orient, dans le sillage des Bonnard, Utrillo, Dufy, Vlaminck, Marie Laurencin dont certains furent de ses amis. Mais j’avoue que depuis toujours, j’ai préféré bien souvent les paysages, les compositions florales et les jolies femmes rayonnantes de pudeur coquine dont nous régala Pierre GRISOT, à certaines œuvres torchonnées par certaines signatures actuelles déifiées grâce à la mode et la tendance. GRISOT, en toute discrétion et en pleine liberté, magnifia l’atmosphère de ses peintures en multipliant de séduisants détails dignes de son travail sur le motif remodelé par l’imaginaire. De sa touche raffinée, Pierre GRISOT savait déposer sur de superbes compositions tout un choix de couleurs radieuses dont le voisinage pourtant, générait des effets aussi intenses qu’audacieux, la référence Arts-Déco s’imposait en grâce. Il sut capturer le fugitif de la lumière sans fadeur, loin de là, mais avec une aisance harmonieuse dont ont bénéficié tout autant de séduisants bouquets et de sites généreux tandis que de ravissantes silhouettes féminines, coquettement élégantes ou admirablement dévêtues, ont fait de cet impressionniste un véritable maître des sensations et des valeurs qui forment la pérennité d’un art pictural tendre et enchanteur. »

André RUELLAN, critique d’art