Pont Aven

André EVEN, PONT-AVEN

André EVEN, PONT-AVEN Moulin du Grand Poulguin

Pont-Aven

Pont-Aven est une petite commune du Sud-Finistère, en Bretagne. Elle nait de son indépendante des paroisses voisines de Riec et de Nizon vers 1790, mais est réassociée à la commune de Nizon depuis 1954.

Son nom vient de sa situation au bord de la rivière Aven, qui la divise entre rive droite et rive gauche,  reliées entre elles par un pont en pierre et flanquées par de nombreux moulins et des lavoirs.

Au 19eme siècle l’activité portuaire assure l’essor économique de la commune. Pont-Aven devient l’un des ports les plus importants de la Cornouaille, étendu sur un quai de plus d’une centaine de mètres. Les navires assurent le transport du bois, du sel, du granite, des céréales, de Brest jusqu’à St Jean de Luz en passant par Groix.

La ligne ferroviaire est crée en 1863 et relie Pont-Aven à Quimperlé et Concarneau. A partir de cette période, le commerce des marchandises se fait d’avantage par le rail que sur l’eau.

En outre le déplacement des populations est facilité : bretons, parisiens et étrangers viennent visiter Pont-Aven. Les plus fidèles de ces visiteurs sont les artistes. Ils forment vite une colonie,  jeune et mouvementée. Le village prospère est surnommée la « Cité des peintres ».  Parmi les peintres, un contingent de la région, le groupe de l’Ecole de Pont-Aven bien sûr,  et les américains qui font nombreux le voyage jusqu’à Pont-Aven. Le premier à s’arrêter ici fut un nommé Henry Bacon, en 1864. D’autres peintres ne tarderont pas à suivre ses conseils et ses traces, notamment Robert Wylie et Charles Way. Ils logent à la pension Gloanec ou dans l’hôtel « Des voyageurs » dirigé par la « bonne hôtesse » Julia Guillou.

Les peintres sillonnent la campagne et sont inspirés par un lieu évocateur en sortant du village : le bois d’Amour, lequel désigne une série de bosquets en bordure de l’Aven. Ce lieu devient autant un lieu de promenade que de rencontres et d’activités picturales. Il faut dire qu’il offre un environnement propice à l’observation des variations de la lumière et au travail sur la couleur. Paul Gauguin confirmera : « L’âme serait portée à la tristesse dans ce cadre tranquille, si un rayon de soleil perçant quand même le feuillage le plus épais ne donnait la sensation de la divine espérance…  »

Depuis la fin du 19eme siècle, de nombreux artistes perpétuent cette tradition et les galeries d’art  qui leur servent de relais s’implantent dans le village, à l’instar de la galerie Izart qui présente notamment Bruno Tremohars, un artiste contemporain influencé par l’Ecole de Pont-Aven.