13-14 Août 2016 : Conférences/Signatures avec Caroline Boyle Turner et Agnès Gros

Conférences Signatures 17 rue du Général de Gaulle

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13 août 2016 Caroline Boyle Turner présentera :

Paul Gauguin et les Marquises : Paradis trouvé ? (Préface de Maria Gauguin ; Traduction de Julien Belem ; Editeur Vagamundo 2016)

 

 

 

 

 

14 août 2016 Agnès Gros présentera : Une vie donnée pour le Cambodge Couverture

Une vie donnée pour le Cambodge, Père Robert Venet (1917-2013) (Editions du Jubilé, Montrouge, 2016)

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet été la galerie IZART organise un weekend exceptionnel de conférences et signatures de livres historiques et biographiques avec Caroline Boyle Turner et Agnès Gros. Ces deux écrivaines retracent la vie de deux personnalités très différentes mais réunies par un destin hors du commun : Gauguin aux Marquises et le Père Robert Venet au Cambodge. Par cet évènement la galerie prouve encore une fois son ouverture sur le monde.

Samedi 13 Août 2016 à 18h : Caroline Boyle-Turner présente son dernier livre: Paul Gauguin et les Marquises : Paradis trouvé ? (Préface de Maria Gauguin ; Traduction de Julien Belem ; Editeur Vagamundo 2016)

Etudiante américaine à Rennes,  Caroline Boyle Turner découvre Pont Aven dans les années 70, et « rencontre » l’oeuvre de Paul Sérusier auquel elle consacre une thèse en 1983. Devenue enseignante, elle attire des étudiants en art du monde entier dans le cadre de la Pont Aven School of Contemporary Art qu’elle fonde en 1993, transmettant l’idéal de Gauguin : « donner le droit de tout oser ». Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages : Paul Gauguin and his circle in Brittany ; The Prints of the Pont Aven School (1986) ; Paul Sérusier, la technique, l’œuvre peinte (1988) ; Jan Verkade (1989) ; Les Nabis (1993) ; Sérusier et la Bretagne (1995).

Dans ce livre Caroline Boyle Turner étudie les derniers mois de vie de Paul Gauguin à Atuona sur l’île d’Hiva Oa, période peu connue, durant laquelle il s’engage dans les problématiques liées aux croyances traditionnelles marquisiennes, à l’autorité coloniale ou ecclésiastique et aux définitions fluctuantes de « l’exotisme ». Elle met en lumière les défis relevés par Gauguin pour créer dans cet univers marquisien dont il a cherché à pénétrer la culture pour ensuite mieux prendre ses distances à mesure que se développe son corpus artistique. Gauguin voit dans les îles Marquises : « sa nature, si sauvage et si belle, où son âme trouvait son cadre naturel », ainsi va-t-il transposer ce bonheur dans ses  dernières sculptures et peintures, des chefs d’œuvres qui créent son propre paradis. Les œuvres de Gauguin de la fin de sa vie se caractérisent par ce qu’elles occultent: la vie quotidienne des marquisiens au sein de leur végétation luxuriante. On ne retrouve plus l’influence directe de son cadre de vie, contrairement  à ses œuvres exécutées à Tahiti. Gauguin contemple et interprète ce qui l’entoure à travers son expérience antérieure et sa mémoire visuelle : ainsi chaque tableau, sculpture ou dessin exécuté entre son arrivée à Hiva Oa en 1901 et sa mort en 1903 est une évocation d’une œuvre du passé, qu’il en soit ou non l’auteur.

Caroline Boyle-Turner puise dans les écrits de Gauguin, recueille les témoignages de ses descendants (Maria Gauguin), mais explore aussi les archives coloniales en France et à Papeete, ainsi que la documentation du quai Branly et du musée d’Orsay ; elle a interrogé des spécialistes  en botanique, des archéologues, anthropologues ou historiens, et a effectué de nombreuses séjours aux îles Marquises pour comprendre la complexité de la vie de Gauguin.

Dimanche 14 Août 2016 à 18h : Agnès Gros présente: Une vie donnée pour le Cambodge, Père Robert Venet (1917-2013) (Editions du Jubilé, Montrouge, 2016)

L’auteure a vécu neuf ans à Singapour. Diplômée d’HEC, mère de cinq enfants, elle a quitté le monde européen de la finance pour se consacrer à l’étude des civilisations et des religions asiatiques. Ses engagements paroissiaux à Singapour l’ont mis en contact avec les prêtres des Missions étrangères de Paris. Elle réside à Marseille depuis 2009, travaille en milieu scolaire et collabore à l’institut Catholique de la Méditerranée sur des questions inter-religieuses, notamment en lien avec le bouddhisme.

 Agnès Gros relate l’histoire d’un prêtre de la Société des Missions Etrangères de Paris (MEP), Robert Venet, envoyé au Cambodge pays auquel il consacre plus de cinquante ans de sa vie. L’auteure mêle ses pas à ceux d’un enfant de onze ans qui  se sent déjà appelé par l’aventure de la Mission. Plus tard, devenu jeune missionnaire à Kompong Ko, il s’intègre à une communauté isolée dont il devient un véritable membre et un soutien tant du point de vue spirituel qu’économique.

Agnès Gros rencontre le Père Robert Venet en mai 2004 à Phnom Penh dans la maison des Missions Etrangères de Paris; un lieu de rencontres et d’accueil pour les missionnaires, d’anciens paroissiens ou des personnes qui ont vécu dans les camps de réfugiés. Agnès Gros fait face à quelques réticences de sa part : cet homme modeste ne voit pas l’intérêt d’une telle biographie, toutefois sa langue se délie et il se confie au fil des rencontres qui se poursuivent jusqu’en 2013.

Arrivé au Cambodge vers la fin de la période coloniale, le Père Robert Venet traverse les difficultés de la décolonisation à partir de 1953, l’insurrection des communistes vietnamiens, l’évacuation de Phnom Penh en avril 1975 par les Khmers rouges, et la longue période des camps à la frontière thaïe-cambodgienne jusqu’en 1991 pendant laquelle il se met au service des réfugiés cambodgiens, puis la reconstruction du pays et la renaissance de l’Eglise catholique au Cambodge. Agnès Gros a également recueilli de nombreux témoignages de prêtres et de cambodgiens qui ont vécu cette ère troublée. Une importante littérature a été publiée sur le pays, mais le livre d’Agnès Gros jette un éclairage  nouveau sur une part méconnue de l’histoire du Cambodge, par le recueil d’une voix exceptionnelle, et pour elle cette publication est devenue un devoir de mémoire, un hommage aux anonymes confrontés à certaines situations extrêmes.